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suicide toi mon fils [ d i v ]
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8 novembre 2009

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montre moi ton petit cul blanc tel une anguille un chat une tête d'épingle une soucoupe j'ai mis dedans la couleur de tes yeux de ton genou ta langue tu sais je viens d'apprendre quelque chose de capital c'est blanc comme une douleur au pied on nous signale du beau temps pour demain j'ouvre nos fenêtres en grand tu sais le vent tout ça un décor qui s'installe avant de jouer toutes les machinations le bruit de la peau avant chaque désir la mer avec ses petites vagues qui viennent lustrer le sol le sel la cage ou la moitié est autre tu sais pour l'écriture le maquillage tu sais tout ça entre les pages du livre les petites fleurs séchées les larmes de nos bateaux il faut aimer très fort je crois serrer contre sa poitrine la petite tête blonde tu sais dans un an ou 2 la peinture blanche qui coule dans un dessin de luxation de muscles et de couleurs foncées quelqu'un frappe à la porte avec sa langue pour écrire dans la neige dans le bas du dos tu sais quand on est très malheureux ou quand on est très heureux c'est la même chose on n'arrive plus à mettre une lettre devant l'autre c'est terrible comme tu as mal au pied nous avons une boule dans l'estomac cela fait trois heures que je t'ai dans le ventre et tu n'as pas bougé c'est quoi le truc qui me gène au fond de la gorge une lettre avec du parfum de rose intercepté dans les nuages ou sur la crinière d'un cheval tu tousses et nous prenons de la vitesse ensemble c'est quoi ce lait sur nos coudes quand tu vois l'inclination très brève d'un bisou sur cinq peaux laquelles tu choisis pour t'assoir debout j'entends le pli de tes mouvements le balancement des orties que tu frottes en chemin la nuit qui serpente dans nos ventres pour apprendre à ne plus savoir mettre une lettre devant l'autre au paroxysme le plus haut des fleuves une pièce de théâtre sous un caillou trempé dans un coin de verdure tu me retournes la mer est ocre le verbe est sucré ta langue est pute quand la pluie n'est pas forcément douce quand on la tord avec ses bras c'est une embarcation d'odeur et de bruits sourds un monde ensoleillé sur la terrasse que j'ai très bien connu quand je rentre dans tes cheveux jusqu'aux épaules on se contourne c'est un passage plus étroit qu'un coquillage à ton oreille on frôle de l'altitude une couleur verte pour seule témoin notre eau qui coule encore est-ce loin la peau qu'on dévine à peine dans ta voix no

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