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suicide toi mon fils [ d i v ]
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24 novembre 2009

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c’est l’appareil dans les dents, qui fait que je suis romantique, ça donne des ailes, ça donne toujours mal à la tête, tout ces machins là qui brillent avec nos dernières forces, allez, allez, tu sais tout ça comme les machines, j’étais toute excitée dans tes bras, alors je n’ai pas pu regarder jusqu’au bout l’émission hier soir qui parlait de forme sévère, tu dis, parc, hirondelles en chemin, grattez-vous vite la main, un écureuil va vous lécher les pieds, mais tu dis parc, alors nous sommes partis à douze dans la forêt, quand l’ordre est symétrique, tout a un ordre et une explication, c’est comme la croix, les doigts dans la bouche, c’est le bordel, on ne peut pas se le décoller si facilement que ça le sang, dans les bassins nos ventres ressemblent à des hélices, à de l’écorce ou à des trains qui ne reviendront plus jamais, et j’analyse, la peau et les reflexes, nous sommes comme un signal d’alarme, un corps cassé repris par des aquaplanings, de l’eau, et puis plus rien, que du silence, comme il est beau le vert fixé dans les arbres, il y a des poumons, il y a l’amour, quand tu me touches la main, les rochers n’ont plus le même éclat, ça glisse, laisse venir, regarde le grandir, le ciel dans mes yeux, est invariable, il change de couleurs et de robes, pourpres dans le couloir, où l’on lisait, dans nos cheveux, des lignes de soleil, des lignes de fuite, parfois des chutes, on dit qu’il faut 24 phrases pour bien peindre un cheval au galop dans l’excision des vagues, et je les crois, toutes sur parole, ces lignes bleues qui se croisent dans la périphérie des mondes, une bouche blessée pour te guérir encore, un livre ouvert à la page onze pour te toucher encore, avec les restes des amygdales, ça fait quatre ans que je suis là, dans la peau morte d’un jeune garçon, je rase les murs, je lui demande de ne pas se laver tout de suite pour que je lui lèche le cul, je la regarde se dénuder, et faire pipi dans ses mains, quand elle m’embrasse avec ses dents sur la tête, un fleuve un fer et un aplomb, encore un pas qui nous sépare juste en-dessous d’une pendule, pour nous expliquer le fonctionnement des heures, comment ça marche, ça vous bousille tout le corps un abandon, tu sais comme toi, quand mon père est mort, j’ai saigné du nez, avec délicatesse, on nous a dit, apportez-nous des vêtements, chauds, demain vous recevrez des pierres pour traverser la grande parois, l’angle où l’on range les serviettes pour les grandes causes, écrit sur tous les murs de la ville, qu’il faut vingt quatre phrases à la seconde pour bien peindre un cheval au galop dans l’excision des vagues, va faire l’amour avec ta petite sœur, dans le trou, où l’os a caché le chien, avec de la mauvaise terre, moi j’aime bien quand elle est sur la plage, elle baise avec n’importe qui, et me ramène du sperme dans ses cheveux, comme des étoiles de mer, et j’adore ça, car je suis qui, moi monsieur, pour dire que ma mère n’est pas de moi

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