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suicide toi mon fils [ d i v ]
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16 mars 2011

: : : : : : : : ON T ' A DIT TA GUEULE / / / / /

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ON T ' A DIT TA GUEULE

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C’est le chaos le régime sec à demain je ne supporte plus d’établir le moindre geste sans l’apport financier de la pluie qui ferait glisser mon corps un peu plus vers le sommeil et l’oubli des fois que j’oublierais d’inscrire mon nom au dos de la carte postale que je m’enverrais un jour là-bas des choses si simple et ordonnée que je ne peux plus faire sans osciller des yeux ou réagir avec des temps d’arrêts très courts pulsés dans le pouls Sarreguemines un peu plus longue qu’avant quand je les voyais toutes arriver sur moi en un temps record il me faut dans un mouchoir me plier en quatre pour me souvenir du goût des choses et leur secret et leurs nectars confinés sous la mince pellicule de peau la nôtre même pas datée 1 heure quarante cinq minutes pour refermer ouvrir une fenêtre afin de laisser passer quelques rayons de soleil au ras du sol un trait brun prune quelque peu ensoleillé tout de même dans la démarcation du livre pour annoter au stylo bille dans la marge toutes les couleurs de la peau qu’on sacrifie en un instant pour agrafer ses souvenirs comme des vignettes autocollantes qui resurgissent pour apprendre cette peur légitime qu’on a depuis un certain temps déjà dans le corps à savoir cette idée de mourir un jour on prend conscience que cette chose là peut arriver n’importe où dans un train dans un ventre se rapprocher d’une grosse et voluptueuse poitrine car j’ai envie de téter de revenir au monde prendre des forces réapprendre à manger à reconnaître le goût de la nourriture le sel et le sucré on a envie de réapprendre ces choses là très vite un incendie dans le ventre je le sens s’articuler prendre vie comme une eau qui gonfle qui enfle ça cogne fort là dedans bonheur de regarder le ciel et de couper une pomme avec les dents ou avant bras passés derrière la nuque les dents ça fait très vite des marques sur la peau c’est presque miraculeux les dents c’est quand même quelque chose de dingue et de magique c’est beau c'est fortifiant les + et les moins c’est nos défenses d’ivoire un peu plus clair on n’entre pas comme ça c’est chasse gardé envie de scier la foule pour me frayer un dernier passage dans la masse noire gluante qui fait beaucoup trop de bruit quand on se tait on écoute le train passé à grande vitesse le souffle que ça fait quand on s’écarte de la voix à demain que je me suis dit en m’écrivant une lettre de menace à demain j’ai écrit il est plus facile d’attraper la peluche qui fait un mouvement de rotation de bas en haut vers le ciel poussé dans mes derniers retranchements je pourrais bien me claquer un muscle ou quelque chose comme ça j’attends que la chaise se transforme en moi pour être un homme en devenir ou pas je pourrais écrire comme ça des heures sans m’attarder sur le petit détail qui fait que ça peut paraître beau liquide et fuyant et j’en reviens toujours au même sans me surprendre finalement la lumière pose elle aussi ses limites avec toutes ses contradictions au corps à corps à l’ingénu me tromper sur l’ordonnance des mots et leur acheminement volontaire et approximatif aux mots comment il faut les choisir pour les faire rebondir comme il faut sous sa langue claquement claquement de doigts si je trouve la bonne eau pétillante je gagne un voyage au soleil la reprise comment il faut choisir entre telle ou telle degré de lumière pour que la page devienne blanche après avoir soufflé dessus dessous toute la journée j’étais mort sur le dos avec quelques insomnies volontaires comme un trait plus ou moins nuancé à ras l’œuf comme on dit au bord de s’annuler pour disparaître complètement de la longue liste à long terme c’est comme un tunnel qu’on traverse la nuit nus pieds en terrain inconnu je te remercie d’avoir été l’encre et le papier qui m’a remis debout je viens de remettre non sans mal la clé dans la boite aux lettres à l’extérieur de la maison des choses et des trucs qu’on s’enfile dans le corps pour exister j’en trouve plein la moissonneuse batteuse l’élan follement maîtrisé du mot panache amour un amalgame dentaire qu’il faut remettre dans son estomac pour mâcher son enfance à l’âge adulte on est les feuilles d’un arbre éparpillé et l’écriture c’est du vent c’est pour ça que je hais profondément les acteurs et les vrais photographes qui posent eux-mêmes devant l’objectif des statues et des midinettes endimanchées la pâle blancheur du faux courant alternatif du doigt au bouton en attendant la chance d’avoir aperçu quelque chose qui n’était même pas dans leur corps ni dans leur ventre et c’est fini vendu très peu d’arbre dans le fruit il faut mourir un peu pour amener vers soi la vraie splendeur des sentiments à l’état brute le sacrifice et la beauté qu’on peut lire parfois sur des murs vantant tel ou tel produit sur des panneaux géants au bord des autoroutes publicitaires il y a des distances qui nous séparent à l’œil nu c’est pareil que toute ces distances équidistantes et peu profondes dans la veine perfusée pour retirer toute son histoire en bloc sur des pages volantes qui s’écriront un jour l’ortie des saisons blanches jeudi des saisons blanches sorties d’un agenda calendrier la marque que ça avait laissé les dents le mal qu’on a pu me faire pour qu’un jour je me sente mieux je réfléchis tout bas dans les décombres du prochain livre que je pourrais mettre dans une eau bouillante je réfléchis tout bas dans les ogives à la prochaine photo que je pourrais faire tout en gardant les yeux fermés pour espérer peindre ensuite les modèles ou les fantômes qui venaient me réveiller la nuit quand j’étais petit garçon avec mes boucles blondes dans les cheveux collés par les peurs et le bruit des oranges j’aimerais me promener le long de rien en aquaplaning septentrionale effort de sublimer une dernière fois pour toute les mots que l’on mâche avec de la mauvaise herbe en pleine vitesse pour les sentir au plus profond de moi les fulgurances les roses et les épines j’aimerais en éparpiller autour de moi sur le sol pour me sentir léger léger et que ça fasse que ça prenne vraiment corps avec les aboutissants les contenus l’extérieur un mot qu’on ne sait plus s’ingérer dans le ventre mais c’est dans la tête et non pas dans le cube qui l’on enterre derrière la maison que l’on porte sur le dos comme une interrogation flexible qui pourrait faire qu’on quitte le navire avant les autres une bouche dans le décor et la splendeur de l’eau pour en apprendre davantage sur la fixation des muscles et des nerfs à profusion qui fait que le bras bouge de bas en haut pour attraper une fourchette avec de la viande ou est-ce l’averse   

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