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suicide toi mon fils [ d i v ]
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21 février 2016

j'en ai marre, ça suffi, de regarder le ciel,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

j'en ai marre, ça suffi, de regarder le ciel, comme ça le soir, décliné disparaître un peu, derrière la fenêtre, un ciel immense, très bleu très pur et très prenant dans nos mains, au réveil, capte le, ne l’oublie pas, c’est magnifique, putain comme c’est beau, on en perdrait presque l’équilibre et la voix, tout le corps et la peau, regarde devant toi, ne dit rien, capte le dans sa lumière la plus primitive et mal centrée, à l’envers, de travers, comme c’est doux, reposant, le soleil que je respire, dans tes cheveux, capte le, ne l’oublie pas, respire, respire avec, je t’embrasse

ça suffi, j’en ai marre, tous les deux ce matin au réveil, le tissu de ta robe, ton épaule réchauffée, ton épaule contre la mienne, nos vies si proches et si lointaines, tout ça ne mène à rien, tout ça est derrière nous, comme l’enfant, comme l’espoir, on l’a caché avec nos poings, avec nos phrases et nos sourires, et les matins si calmes, si délicieux, presque odorants, dans l’axe de ton épaule, dans le dessin de nos visages, à même la peau, la peau de l’autre est comme une grande plaie ouverte, représentée dans l’axe de ton épaule, en vain, que je respire à peine, et que j’embrasse

on se réveille, on est si loin, je crois que tout est détaché, dans l’air délicieux, du soir et du matin, l’étude à nue, des corps étrangers, sombres et secs, quand nous mourrons, sous la terre blanche, j’en ai croisé des vies, j’en ai croisé du monde, est-ce qu’au moins tu sais, si le bonheur est à porté de mains, dans le chemin, posé à droite de ton épaule, ou le virage est accentué, par l’odeur de ta peau

le soir tu parles à des grands arbres, comme si le monde était penché, ou bien malade, toujours en manque de quelque chose, l’amour d’une mère pour son enfant, unique, je l’ai lu un jour, dans un petit livre blanc, ouvert à la page sang, 44

qu’est-ce qu’on a perdu dans le ventre quand on criait, qu’est-ce qu’on a enterré de bien vivant dans le jardin d’en face quand il pleuvait, est-ce que t’as bien refermé la porte derrière toi, ce matin pour ne pas prendre froid, qu’est-ce qu’on n’a fait de nos vies, ou pas fait, justement, pour casser comme ça des mains et des visages dans la terre

j’en ai assez, j’en ai marre, j’entends du bruit, tes os craqués, comme si nous marchions, dans une grande forêt, pour disparaître ou renaître, ou mieux encore, sentir ta bouche, quand elle me disait, de mordre ta peau, pour qu’un bleu fleurisse et apparaisse, dans la page la plus tendre des tableaux, qu’on jettera dans le feu, ce soir ou jamais, tous les deux, après notre course

respire, respire encore un peu, respire, ne t’arrête pas en si bon chemin, contrôle tout, le souffle et ta vitesse, la route qu’il faut trouver dans l’épais brouillard, l’économie de l’eau, tes pas, tu as un corps, apprend à mieux te connaître, le souffle, très important le souffle, dans le dernier kilomètre, la cage thoracique, tes os, le plexus solaire, très important le souffle, dans le dernier kilomètre, ne te retourne pas, le soleil est toujours comme ça, le soleil est toujours plus rouge, le soir quand il descend

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires
E
Tiens salut d i v<br /> <br /> <br /> <br /> Le bleu est fermé<br /> <br /> Tout est fermé<br /> <br /> Ou c'est qu'on boit putain ?
Répondre
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